MESO: Le Projet
Ce qu’on aime ne dure pas toujours aussi longtemps qu’on le voudrait.
Et pourtant, certaines petites choses semblent échapper au temps.
De petites choses
Vers 2600-2500 av. J.-C.
De l’or. Une pierre bleue. Un bijou.
Assez petit pour tenir dans une main, assez tenace pour traverser les générations.
Entre les fleuves
Il y a plus de cinq mille ans, entre le Tigre et l’Euphrate, au cœur du Croissant fertile, des peuples ont bâti les premières villes, donné forme à l’écriture et appris à faire durer la beauté dans l’or, l’argent et la pierre.
Les Grecs donneront plus tard un nom à cette terre :
La plus oubliée
De toutes les grandes civilisations de l’Antiquité, elle est sans doute l’une de celles que nous avons le plus oubliées.
Nous nous en souvenons. Tous les enfants savent dessiner une pyramide.
Nous ne l’avons jamais vraiment quittée. Son ordre façonne encore les bâtiments qui nous entourent.
Nos palais de justice en ont gardé les colonnes et les arcs.
Celle qui les avait précédées est devenue un nom que l’on prononce rarement.
Mais ses récits, eux, ont mieux résisté à l’oubli.
L’or, le lapis-lazuli, la cornaline
Dans ce monde, les bijoux existaient avant la monnaie, et ils signifiaient bien davantage.
L’or ne ternit pas. Au creux d’une main, c’était peut-être ce qui ressemblait le plus à l’éternité.
Le lapis-lazuli descendait des montagnes du Badakhchan. Il portait le bleu d’un ciel nocturne que ces peuples avaient été parmi les premiers à cartographier.
La cornaline venait de plus loin encore, de la vallée de l’Indus, aux confins du monde connu.
Un bijou était une amulette, une prière, une signature.
Il disait qui l’on était, avant même le premier mot. Il le peut encore.
Ce qui demeure
Puis les villes sont tombées. Les langues se sont tues. Les noms se sont effacés. Les bijoux sont restés. Ils ont traversé quatre mille ans presque intacts. Aujourd’hui, ils demeurent derrière les vitrines des musées.
Devant eux, nous avons ressenti quelque chose de familier, malgré tout le temps qui nous séparait. Le temps passe. Certaines choses demeurent. MESO est une maison de joaillerie née de cette émotion.
Une raison plus intime
Marwan Nasrallah Fondateur
Je suis français, d’origine libanaise et syrienne.
J’ai grandi avec un attachement profond au Croissant fertile, cette région du monde dont on entend surtout parler quand tout va mal. Je voulais que, pour une fois, on la regarde pour ce qu’elle a donné au monde, plutôt que pour ce qu’elle a perdu.
J’aurais pu écrire un livre. Mais un livre attend, en silence. Un bijou, lui, sort avec vous. Il vit à même la peau, accroche la lumière et le regard. Alors j’ai choisi l’art que ces peuples portaient.
L’atelier
Il me semblait important qu’une maison qui raconte cette région ne se contente pas de l’utiliser comme une référence lointaine.
Nos bijoux sont façonnés par des orfèvres libanais, dans des ateliers où le métier se transmet encore d’une génération à l’autre. Les finitions sont ensuite réalisées en France.
La région est plus qu’une source d’inspiration. Elle participe à la fabrication même de nos pièces.
Faire travailler ces savoir-faire aujourd’hui, leur confier de nouvelles formes, est une part essentielle de la raison d’être de MESO.
De l’objet au bijou
Chaque bijou MESO prend pour point de départ une pièce ancienne, mise au jour et documentée : un croissant d’or, un rang de perles de lapis-lazuli et de cornaline. Nous en étudions les proportions, en relevons les lignes, puis les redessinons. Il ne s’agit pas de reproduire un objet ancien à l’identique, mais d’essayer de comprendre ce qui, dans sa forme, fonctionne encore aujourd’hui.
Notre lapis-lazuli vient toujours du Badakhshan, notre cornaline de la vallée de l’Indus. Quatre mille ans plus tard, nous puisons aux mêmes sources.
Nous commençons par la Mésopotamie, parce que tout y commence. Mais le récit ne s’arrête pas entre les deux fleuves. Dans tout le Croissant fertile, les civilisations anciennes n’ont cessé d’inventer de nouvelles formes, de nouveaux objets, de nouvelles manières d’habiter la beauté. Elles nous offrent un vaste champ d’inspiration, plutôt qu’une voie toute tracée.
Cinq mille ans plus tard, les petites choses échappent encore au temps.
MESO Une maison de joaillerie inspirée des civilisations anciennes du Croissant fertile. L’or, le lapis-lazuli et la cornaline sont au cœur de ses créations. Ses bijoux sont façonnés par des orfèvres libanais, puis finis en France. Paris.